Consommer mieux, consommer moins, pour produire moins de déchet. C'est un des axes principaux d'action pour préserver notre planète.
Pour nous aider, il existe une règle simple à suivre : la règle des 5R, qui permet même de pouvoir atteindre l'objectif du "zéro déchet", et qui est souvent utilisée comme un fil rouge, parmi bien d'autres, par les éco-délégués dans les établissements scolaires.
En tant qu'établissement labelisé "développement durable", le collège Notre Dame met déjà en place une grande partie de ces règles.
Cliquer pour voir dans la vidéo en quoi consistent la règle des 5R, et comment des éco-délégués les mettent en oeuvre dans certains établissements
Aucun sigle officiel n'existe pour chaque action de cette démarche, même si on trouve un certain consensus dans les représentations.
Quand au concept des 5R, il est représenté le plus souvent comme un cycle, avec des flèches entre ces symboles.
Les élèves de quatrième se sont penchés sur la création d'un logo unique pour représenter par un seul sigle global, la règle des 5R. Leur recherches se sont portées sur la symbolique, l'expressivité et la signification de différents codes formels et colorés, qu'ils ont déclinés afin de choisir le plus parlant et incitatif.
Ils ont ainsi compris que dans un logo, la lisibilité était fondamentale et que celle ci était définie par la radicalité des contrastes, que ce soit au niveau des couleurs ou du rapport entre formes, fond et contre-formes.
Cela leur a permis de comprendre comment et pourquoi un logo évoluait dans le temps, et notamment comment le green washing agissait insidieusement, grâce à cette adaptation publicitaires aux valeurs de la société.
En lien avec leur cour d'éducation civique, les élèves de quatrième ont été amenés à créer un portrait chinois d'un article de la déclaration universelle des droits de l'homme.
Leur travail les a contraints à s'interroger sur la symbolique des images, leur rapport au texte et à l'écriture, dans une composition signifiante.
En utilisant la technique du découpage - collage, à partir de documents imposés, ils ont eu besoin de construire leur composition à partir de fragments choisis et réfléchis, afin de trouver une manière personnelle dont les éléments plastiques pouvaient s'organiser pour donner une structure esthétique cohérente à l'image.
Dans le cadre de la semaine des langues, les classes du collège Notre Dame ont réalisé des recherches sur le nom des couleurs dans différentes langues. Leur création forme un cercle chromatique annoté dans de nombreuses langues : anglais, allemand, espagnol, mais aussi russe, grec, arabe, coréen, japonais, chinois...
Le ministère de la Culture, en liaison avec le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques propose une programmation où le sport sera l’occasion des projets culturels aux formats les plus variés.
Marjane Satrapi a accepté de réaliser pour le Mobilier national une oeuvre peinte, destinée à devenir la tapisserie des Jeux Olympiques de Paris 2024. Il s’agit de la première oeuvre artistique de l’Olympiade culturelle.
L'oeuvre est tissée par les artisans des manufactures nationales des Gobelins et de Beauvais. Après trois années sur le métier, la tapisserie sera prochainement livrée pour les JO Paris 2024 avec l’ambition de devenir l’une des images emblématiques de l’évènement olympique.
Pour cette occasion, Marjane Satrapi a réalisé une oeuvre en triptyque dont chacune des parties rend hommage à l’histoire olympique.
Tapisserie en triptyque (trois parties) : 3,30mx9m
La partie gauche fait écho aux Jeux Olympiques de Paris 1924 en reprenant l’iconographie du lanceur de javelot.
La partie centrale, sur laquelle sont représentés un homme et une femme portant le flambeau sous la Tour Eiffel, fait référence à la parité homme-femme. En effet, pour la première fois, en 2024, les JO seront paritaires puisqu’un nombre équivalent d’athlètes hommes et femmes y prendront part.
La partie droite fait quant à elle référence à la modernité et à l’innovation en lien avec les nouvelles épreuves urbaines de breakdance et de skateboard qui seront introduites à l’occasion de Paris 2024.
Dans la partie gauche de la tapisserie olympique qui a été terminée en premier à Beauvais, on reconnait le trait de Marjane Satrapi : la silhouette féminine qui lance un javelot a une chevelure et un dynamisme que l'on aurait pu retrouver dans Persepolis, la bande dessinée qui l'a fait connaître.
Pour le centenaire des JO de Paris en 1924, on retrouve également d'importants petits clins d'oeil comme sources d'inspiration : l'affiche avec le lanceur de javelot, devant le globe terrestre, les codes couleurs des cartes postales, les mouvements des coureurs de ces mêmes cartes, les silhouettes aux couleurs unies.
Ci dessous, quelques reportages de la tombée de tapisserie (panneau réalisé à la Manufacture de Beauvais)
Présentation de la peinture de Marjane Satrapi, choisie pour la réalisation de la tapisserie. Dans la tradition française, il est d'usage de créer des oeuvres souvenir officielles des évènements marquant de la France, en tapisserie, timbres, médailles ...etc...
Choix des couleurs sur le nuancier. La laine est ensuite teinte avec minutie pour obtenir exactement la même couleur : un travail de chimiste d'une extrême précision.
Carton de tapisserie : l'oeuvre originale est reportée à l'échelle sur un papier, grandeur nature.
Le carton sert ensuite de modèle pour les lissiers, qui suivent les dessins du carton, placé derrière.
Les lissiers tissent les fils de trame (laine colorée) sur les fils de chaine (blancs).
La tapisserie dévoilée en entier à Paris cette semaine, à l'Hotel de la Marine dont elle recouvrira la façade pendant toute la durée des jeux olympiques
Pour reproduire un dessin facilement, il suffit de savoir jouer à la bataille navale ! (car c'est le même principe de repérage).
L'objectif est de placer les éléments au bon endroit et de manière proportionnelle aux autres éléments. Cela sous entend qu'il s'agit d'une étape préparatoire, d'un dessin sous le dessin, et qu'il faudra ensuite vraiment dessiner.
On trace un quadrillage sur l'image d'origine, on reproduit le même quadrillage sur sa feuille de dessin, à la même échelle (si on veut garder les mêmes dimensions) ou à une échelle plus grande ou plus petite (si on veut agrandir ou diminuer).
On observe ensuite l'image à reproduire carreau par carreau et on dessine carreau par carreau ce que l'on voit. On peut numéroter ses carreaux (lettres et / ou nombres) pour s'y retrouver plus facilement.
Ensuite, à partir de ce placement précis des différents éléments de l'image, on reprend le dessin de manière globale pour lui apporter de la cohérence, de la sensibilité, de l'expressivité.
Petit truc : Ne pas oublier la Règle n° 3 : on dessine de l'intérieur vers l'extérieur...
Comme toujours, on commence donc par le centre du motif. Si c'est un visage : on commence par l'entre sourcil. Si c'est un personnage en pied, on commence par son nombril...
Si c'est un quadrillage, on trace d'abord les lignes centrales, horizontales et verticales.
On respecte bien la forme carrée des carreaux (si on dessine des rectangles, tout sera déformé) en faisant bien attention à conserver des angles droits et des côtés aux mesures bien identiques.
Cette technique est beaucoup utilisée en peinture murale pour adapter le projet papier à la taille des monuments.
Dessin préparatoire pour "l'annonciation", Le Corrège, 1524. Plume et encre brune avec rehauts de blanc sur papier à fond rose, avec mise au carreau à la sanguine. 9,4 cm x17,4 cm. Galerie nationale de Parme.
Annonciation, Le Corrège, 1526. Fresque (transposée sur toile) . 157 cm x315 cm. Galerie nationale de Parme.
En archéologie, on trouve des traces de cette technique depuis l'antiquité égyptienne qui permettait de reproduire images et textes à grande échelle sur les murs des temples.
Dessin préparatoire sur papyrus avec carreaux
Dessin préparatoire avec carreaux sur ostracon (pluriel : "ostraca" : morceaux de céramiques cassés qui servaient de support pour les dessins ou écrits qui n'étaient pas destinés à être conservés)
Dessin préparatoire sur maçonnerie avec quadrillage de mise au carreau (scène du rituel de l’Ouverture de la Bouche. LAMS/MAFTO CNRS)