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dimanche 21 juin 2026

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Portrait de Jean-Baptiste Belley. 1797. Anne-Louis Girodet. 

Omar Victor Diop incarne Jean-Baptiste Belley, en 2014. Photographie.



Cliquer ici pour voir la notice en ligne de l'œuvre conservée au FRAC de Bordeaux

En s'appropriant une oeuvre de référence, l'artiste fait émerger une contradiction : le recul (temporel, stylistique, technique, de registre, ...etc...) génère dans l'hommage, une interrogation critique chez le spectateur.

Par la comparaison analytique, les différences de signification créent un ensemble de problématiques qui font la richesse de l'oeuvre d'art. Au delà du pastiche, c'est une mise en abîme qui lui donne toute sa profondeur.

Une dimension particulière de l'oeuvre d'art, dont les élèves de troisième ont pu débattre en cette fin d'année, en préparation de leur DNB.

Les quatrièmes quant à eux, ont travaillé en dessin et en infographie pour mettre en exergue ce qui pourrait prendre la place du ballon (et sa signification du sport de manière générale) s'ils étaient à la place du personnage.


Cliquer ici pour voir la vidéo des travaux de 4eme


mardi 16 juin 2026

Eau, sel et plante

Lors de leur séjour scientifique sur le littoral, les élèves de sixième ont été amenés à traduire sous forme artistique leurs observations liées à l'activité humaine et à son impact sur l'environnement de cette région particulière.




Un marais salant collectif, avec chacun son oeillet et tous les animaux et végétaux qu'il est possible d'y trouver.
Assorti d'un dessin libre au sel.


Cyanotypes des végétaux collectés sur le littoral



De retour en classe, les élèves ont imaginé à quoi ressemblera la région de leur séjour, lors de la montée des eaux, induit par le dérèglement climatique.

samedi 20 décembre 2025

Da mano a mano

Dans le cadre de leur stage de découverte professionnel, les élèves de troisième ont joué les artistes photographes.

Au delà des images qui leur étaient demandées pour leur présentation orale, ils ont du décaler leur posture d'observateur, pour créer des photographies dont le statut n'est plus celui d'un document, mais d'une oeuvre d'art.

Le thème imposé de la main, pour montrer un geste professionnel, un outil typique du métier observé et un objet symbolique des conditions de travail de celui ci, est un sujet des plus emblématiques de la transmission des savoirs.

C'est dans la manière de choisir le cadrage et les jeux de lumière que parait l'intention artistique tout autant que la compréhension de la représentation.



mardi 2 juillet 2024

J.O. Paris 2024 : the place to be

Après avoir travaillé en histoire des arts sur les poteries grecques antiques d'Olympie, les élèves de sixième ont réalisé un travail photographique autour des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Certaines céramiques prestigieuses étaient destinées aux champions comme coupe de la victoire, mais pour la majorité d'entre elles, il s'agissait d'objets souvenirs destinés aux spectateurs.

Elles représentaient des athlètes anonymes en action, selon les canons de beauté de l'époque, avec une description du mouvement bien reconnaissable pour signifier le sport concerné. 

On inscrivait ensuite le nom du vainqueur sur l'objet aussitôt après l'épreuve, mais il était aussi possible de faire écrire le nom du champion dont on était supporter.

Peintre de Cléomélos (inscription :  "Cléomélos est beau". Coupe à figures rouges. Vers 510 – 500 av. J.-C., Athènes H: 7,80 cm; D: 19,80 cm; L: 27 cm. Musée du Louvre.


Ces objets étaient un marqueur de sa présence à l'évènement et avaient une valeur symbolique très forte. Mais le "merchandising", avec sa cohorte de slogans et d'effigies étaient déjà un pendant économique des plus importants des jeux sportifs antiques.

Le travail photographique des élèves consiste à se représenter en tant qu'athlète, spectateur ou personnel sportif, dans un mouvement qui le rendrait reconnaissable, afin de pouvoir ensuite être inséré sur l'affiche officielle des Jeux 2024, comme participant à cette manifestation exceptionnelle.

Cliquer ici pour voir les productions des élèves


vendredi 28 juin 2024

Bientot les vacances ! On se dit au revoir en light painting...

 Avec le light painting, on peut :


Sourire

Danser

Papillonner

Etoiler son corps

Ecrire

Encadrer

Auréoler

Apposer sa signature

dimanche 28 novembre 2021

Fake news d'hier et d'aujourd'hui


 


Entre réalité et fiction, les couvertures de magazine colportent la rumeur, qui alimente leur fond de commerce.

Quand aux réseaux sociaux, il s'agit même pour certains, de leur seule raison d'être.

Il n'est pas toujours facile de séparer le vrai du faux. 

Créer sa propre fake news permet d'apprendre à décortiquer celle des autres, à aiguiser son esprit critique, à utiliser le doute, la vérification des sources et l'analyse des faits comme clefs de compréhension.

En EMI, les élèves de troisième ont travaillé création artistique en arts plastiques et recherche documentaire au CDI autour de ces sujets.

Ragots, bobards, fausses nouvelles, rumeurs... les fake news ne datent pas d'hier...! Internet accélère et intensifie seulement les choses...


Cliquer ici pour voir leur productions


Cliquer sur le lien ci dessous pour découvrir l'exposition évènement sur ce sujet "Fake news, art, fiction, mensonge" (Fondation EDF, paris, du 4mai 2021 au 30 janvier 2022) et ne pas hésiter à explorer la playlist à ce sujet sur la chaine you tube :"Smartiz your eyes".


Beaucoup d'artistes travaillent sur ces notions de réalité, de vérité et d'illusion, qui sont à l'origine même de la création artistique et pose question sur leur rôle et leur engagement au sein d'une société.

En questionnant une prétendue vérité dans laquelle il se met en scène, le photographe catalan Joan Fontcuberta par exemple, va jusqu'à inventer un nouveau genre artistique, en donnant aux fausses actualités qu'il crée, un statut d'oeuvre d'art.

Cliquer ici pour consulter le site de l'artiste

dimanche 14 février 2021

Je suis ce que je mange...

Jeux de formes, jeux de couleur, les élèves de sixième travaillent sur l'autoportrait en découpage collage, mais pas avec n'importe quelles images!

Se représenter n'est pas anodin, alors pour ce projet, place à la nourriture! Car ce que l'on mange influe directement sur la santé et définit en partie qui l'on est ...

Cliquer ici pour voir les productions des élèves

Le sociologue Gregg Segal pour faire le lien entre la santé des enfants et ce qu'ils mangent, est devenu artiste photographe! 

Pourquoi? Comment procède-t-il?

Vous trouverez les réponses sur son site internet, en consultant son projet "Daily bread" (pain quotidien).

Daily Bread | Gregg Segal

Et je vous encourage aussi à jeter un oeil sur les projets "Not daily bread" (Pas de pain quotidien) et "Seven days of garbage" (sept jours d'ordures).

Et si je mangeais une oeuvre d'art? Que se passerait-il? Regarder le film d'animation "Dripped", de Léo Verrier, ci-dessous pour voir ce qu'il en est de Jackson Pollock et  cliquer sur ce lien vers le Padlet qui expose ce qui est arrivé aux élèves...



samedi 2 janvier 2021

Let's pollute: de la soupe Campbell au syndrome du caddie...

 


Let’s Pollute est un film d’animation écrit et réalisé par Geefwee Boedoe et produit par Happy-Go-Dismal en 2009.


D’un style clairement inspiré des films éducatifs des années 50-60, c'est un film satirique sur l’évolution de nos habitudes de consommation et les conséquences que cela impliquent pour la planète. Il démontre à quel point la pollution dont nous sommes héritiers contribue à la prospérité de notre économie.
En misant sur l’ironie, le résultat permet d’aborder des problèmes environnementaux sérieux avec une pointe d’humour tout en tournant au ridicule des comportements irresponsables.
Quelles sont nos valeurs aujourd'hui ? Pourquoi consommons-nous sans vraiment nous soucier (ou rarement) de l’impact de nos choix ? Qu’est-ce qui justifie une telle hypocrisie généralisée ? Notre confort perpétuel en vaut-il le prix ? 
Nominé aux Oscars du court-métrage d'animation 2011, Let's Pollute nous plonge dans l'incohérence qu'est notre réalité moderne avec un second degrés critique effrayant.
Pourquoi se voiler la face ? Nos actes détruisent la planète, alors encourageons les !

Nous suivons une famille au fil du temps qui fait son maximum pour s’intégrer à une société où le gaspillage et la pollution sont les moteurs. Après un petit rappel de notre héritage de pollueurs inexpérimentés, le court métrage nous rappelle que la révolution industrielle et l’invention de la machine sont venus à notre secours afin d’enfin pouvoir polluer jour et nuit sans interruption.
Exploitez sans modération les ressources naturelles, achetez toujours plus, que du jetable de préférence, ne triez pas vos déchets, luttez contre le restrictions environnementales qui empêche la pollution chimique des industries, ne réparez rien, n’achetez jamais d’aliments bio, préférez les plats préparés sur-emballés…
Grâce à Let’s Pollute, apprenez à mieux polluer et détruire la planète. "Polluer est votre privilège. Et votre devoir !"."Avec de la discipline, vous pouvez toujours consommez plus, gaspillez plus, tout en étant moins responsables !"


Cette critique de la société de consommation s'ancre dans "l'american way of life" qui a servi de modèle au développement des sociétés occidentales depuis les années 1930, trouvant sa pleine influence après la seconde guerre mondiale et pendant la guerre froide.

LouisvilleKentucky1937Margaret Bourke-White

Epoque de prospérité fictive (seule une partie de la population y avait accès...) et de bonheur stéréotypé, cette manière de vivre insouciante, basée sur la consommation et les loisirs, a été célébrée autant que critiquée par le pop art, qui en montre la beauté idéalisée.
Les artistes utilisent les images emblématiques et populaires (publicités, affiches de cinéma, magazines, bandes dessinées...) et les objets du quotidien, sources d'envie et de plaisir, comme matériaux et thème de représentation. Ils exploitent également le système médiatique en plein essor, comme nouveau moyen d'organisation et de diffusion  de la création artistique.

"Quand on y songe, les supermarchés sont un peu comme des musées". Andy Wahrol

Andreas Gursky « 99 cents » 1999, photographie de grand format d'un supermarché accumulant les marchandises

« Plus on regarde exactement la même chose, plus elle perd tout son sens, et plus on se sent bien, avec la tête vide. » Andy Wahrol

Andy Warhol, 32 soupes campbell, 1962

Martial Raysse, Soudain l'été dernier, 1963 - Centre Pompidou, musée national d’art moderne 
Roy Lichtenstein, femme au miroir, 1963

Tom Wesselmann – Still life n°30 (1963) 122 x 167,5 x 10 cm MoMA

James Rosenquist: World’s Fair Mural, 1964

Jusqu'à la fin du XXème siècle, les artistes critiques de la société de consommation en ont principalement dénoncé le caractère aliénant pour l'individu, face à ses dérives économiques, politiques, idéologiques et sociales.

Collage de Richard Hamilton,1956
Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing? 

Keith Haring. 1958-1990. Drapeau américain


Ralph Goings, "America’s Favourite", 1989, Collection of Susan P. and Louis K. Meisel, New York

Barbara KRUGER, Untitled (I shop therefore I am), 1989

Supermarket lady, Duane HANSON1969.

Jean-Baptiste Mondino,  photographie pour pochette de l'album "J'accuse" de Damien Suaez, 2010, qui dénonce la société de consommation façon Zola ( l'affiche a été interdite par la censure dans les rues de France... )

La chute,  Banksy, quartier chic de Mayfair (Bruton Lane), London, 2011

Aujourd'hui, l'urgence écologique incite les artistes à critiquer la société de consommation globalisée pour ses conséquences catastrophiques pour la planète: changement du climat, mort de la nature, détérioration des conditions de vie et de la santé des humains.


2019. La grande vague. Créapills

mercredi 7 octobre 2020

La marseillaise, habillée en tenue républicaine

Les élèves ont travaillé en cette rentrée 2020 sur l'illustration aux couleurs bleu, blanc, rouge du texte de la Marseillaise affichée dans la salle d'arts plastiques.

Cliquer ici pour voir les productions des élèves

Parmi les œuvres de référence étudiées: "Le choix de Serge", représentant Gainsbourg drapé dans le drapeau français, dont la photographie de J.J. Bernier, de 1985, illustre aujourd'hui le livre "La marseillaise de Serge Gainsbourg, anatomie d'un scandale", de Laurent Ballandras, 2015.



Et voila que l'actualité nous rattrape!
La chanteuse nantaise Jeanne Sheral publie sur les réseaux sociaux, une photographie en forme d'hommage, en réaction aux propos de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale.



Un bien petit scandale, quand on pense à celui provoqué par la sortie de l'album "Aux armes ...etc..."


Ensemble(s) à la QPN (quinzaine photographique nantaise)

 "De ce qui se ressemble à ce qui s'assemble", un thème bienvenu dans ces moments d'épidémie où les distanciations physiques et sociales nous éloignent les uns des autres...

Des expositions à voir du 16 octobre au 15 novembre 2020:

Cliquer ici pour accéder au programme du festival