Vues du dessus (zénith, plongée), du dessous (da sotto in su, contre-plongée), frontal (face, arrière, profil gauche ou droit, trois quart), en coupe, en architecture, tous les points de vue sont nécessaires à la réalisation du plan d'une architecture, que ce soit un bâtiment ou un moyen de transport !
L'informatique et les visions en modèle 3D permettent de créer des images que l'on manie comme un objet en volume.
Sketchfab, un exemple de site de modélisation en 3D.
Logiciel sketch up : une base dans ce genre de logiciel et d'application. Cliquer ICI pour apprendre à l'utiliser.
Dans le cadre du projet interdisciplinaire, mis en place autour du Concours du Livre de science pour tous, les élèves de troisième ont réalisé une création numérique qui les a amenés à travailler les rapports de proportion, de profondeur et de mouvement.
Quelles soient figuratives ou abstraites, ces petites animations mettent en scène les notions scientifiques abordées dans les livres qu'ils ont lus et dont ils ont élus leur préféré.
Afin de défendre leur choix de livre, ils ont également réalisé des lap book créatifs, dans lesquels leurs argumentations permettent de comprendre leur point de vue de lecteur.
Pour voir les différents aspects du projet (art, sciences, littérature, documentation), les réalisations (lap books et animations) et le résultat des votes:
Détail de la couverture de La Fièvre d'Urbicande de Benoît Peeters, François Schuiten, et Jack Durieux
Trente-huit ans après les débuts de sa parution dans le magasine A suivre…,La Fièvre d’Urbicanderevient. Cette BD visionnaire raconte l’histoire d’une ville coupée en deux par l’accroissement du "réseau", une forme géométrique en apparence anodine : un cube dont on ne voit que les arêtes, posé sur le bureau de "l’urbitecte" Eugen Robick. Cette augmentation énorme détruit les maisons dans lesquelles l’objet pénètre.
Les deux auteurs, Benoit Peeters et François Schuiten, voulaient que leur BD soit en couleurs mais ce fut impossible pour la première parution. Des essais avaient été réalisés en 1983 : les couleurs étaient tranchées et plutôt dans les tons rouges. La version d’aujourd’hui est teintée de rose. On a demandé pourquoi au coloriste formé au graphisme à la célèbre école belge Saint-Luc.
Essais de colorisation de 1983
Jack Durieux : "La couleur apporte de la vie"
Jack Durieux : "Colorier une bande dessinée, même si on a le dessin, c’est comme si on partait d’une feuille blanche. Tout est à faire pour donner une ambiance. Je ne saurais pas expliquer pourquoi ce choix de couleurs. Il s’est imposé à moi, c’est très intime.
Benoît Peeters et François Schuiten m’ont donné carte blanche. Cet album est en partie inspiré par l’art déco. J’ai regardé des photos des expositions universelles, et de l’architecture d’Helsinki qui utilise beaucoup de granit rose. La star de l’album étant en grand partie l’architecture de la ville d’Urbicande, l’album risquait d’être triste si je la teintais de gris. J’ai donc pensé au gris rosé de telle sorte que lorsque le soleil tape sur les façades, ce soit assez lumineux".
L’apport de la couleur
"J’espère que la couleur qui donne de la vie apporte une nouvelle lecture de l’album. La version en noir et blanc est plus 'expressionniste' : on est dans la composition pure de cases et de planches.
Tandis que lorsqu’on passe la bande dessinée en couleur, on est davantage dans une narration "réaliste", et même une narration d’images.
On peut travailler sur les avant-plans, sur les arrières plans et sur les profondeurs de champ. On est proche du langage de la photographie ou du cinéma.
Avec cette démarche, on espère bien sûr conquérir un public plus jeune, et même reconquérir le public de l’époque de la sortie de La Fièvre d’Urbicande".
Colorisation de 2020 à partir de la version noir et blanc de 1983
La difficulté du travail sur le noir et blanc
"Lorsque vous avez des planches très noires, très travaillées comme celles de la BD originale, vous ne pouvez pas vous contenter de mettre de la couleur en-dessous du trait. Cela doublerait le langage. J’ai donc dû mettre en couleurs une partie du trait. Par exemple, François Schuiten faisait des nuages pesants en noir. J’ai dû leur changer de couleur pour les alléger et aller vers davantage de réalisme. J’ai donc travaillé les couleurs sous le trait, mais aussi le trait lui-même".
La colorisation étape par étape :
"A la tablette graphique, on commence par diminuer la définition de la planche en noir et blanc. On copie ce calque que l’on colorie en gris pour créer un gris de soutien. On crée un nouveau calque avec le texte par exemple. La mise en couleur se fait sur un calque indépendant en dessous. On sélectionne et on détoure chaque partie que l’on veut colorier. Il faut penser l’ensemble : on travaille la case puis celle d’à côté, puis on pense à l’ensemble de la planche, puis la double page par rapport à l’ensemble de l’album. Puis comme je viens de l’expliquer, on travaille sur le trait pour atténuer.
Le but ultime de ce travail est le livre imprimé. La vibration dans la couleur apparait vraiment à ce moment-là. Une alchimie se fait entre l’encre, la couleur et la fibre du papier. C’est là que le travail prend vie. On a dû rehausser les couleurs pour l’impression car le papier munken et la machine à imprimer à UV les écrasent".
Case de La Fièvre d'Urbicande de Benoit Peeters, François Schuiten et Jack Durieux
La Fièvre d'Urbicande de Benoît Peeters, François Schuiten et Jack Durieux est parue chez Casterman
Entre réalité et fiction, les couvertures de magazine colportent la rumeur, qui alimente leur fond de commerce.
Quand aux réseaux sociaux, il s'agit même pour certains, de leur seule raison d'être.
Il n'est pas toujours facile de séparer le vrai du faux.
Créer sa propre fake news permet d'apprendre à décortiquer celle des autres, à aiguiser son esprit critique, à utiliser le doute, la vérification des sources et l'analyse des faits comme clefs de compréhension.
En EMI, les élèves de troisième ont travaillé création artistique en arts plastiques et recherche documentaire au CDI autour de ces sujets.
Ragots, bobards, fausses nouvelles, rumeurs... les fake news ne datent pas d'hier...! Internet accélère et intensifie seulement les choses...
Cliquer sur le lien ci dessous pour découvrir l'exposition évènement sur ce sujet "Fake news, art, fiction, mensonge" (Fondation EDF, paris, du 4mai 2021 au 30 janvier 2022) et ne pas hésiter à explorer la playlist à ce sujet sur la chaine you tube :"Smartiz your eyes".
Beaucoup d'artistes travaillent sur ces notions de réalité, de vérité et d'illusion, qui sont à l'origine même de la création artistique et pose question sur leur rôle et leur engagement au sein d'une société.
En questionnant une prétendue vérité dans laquelle il se met en scène, le photographe catalan Joan Fontcuberta par exemple, va jusqu'à inventer un nouveau genre artistique, en donnant aux fausses actualités qu'il crée, un statut d'oeuvre d'art.
La propagation visuelle dans une image animée, permet de remplir peu à peu un espace selon une logique chronologique et spatiale particulière, qui accompagne l'intention de l'artiste.
Les élèves de troisième ont expérimenté la notion de propagation sous la forme d'un travail préparatoire en folioscope, puis en informatique, avec la création d'un GIF animé.
L'animation, qui donne l'illusion du mouvement en intégrant la dimension temporelle, permet d'impliquer le spectateur, en faisant de lui le témoin de l'évolution de l'image qui semble bouger.
Dans les installations, formes privilégiées en art des
processus créatifs de propagation, de dissémination, de prolifération, de contamination ou de contagion..., c'est le spectateur
qui est amené à déambuler, c'est à dire à passer du temps et à bouger,
dans un environnement spatial fixe, en mouvement ou en évolution.
Les élèves de cinquième A ont travaillé sur l'illustration d'un texte, le livre des merveilles de Marco Polo, étudié en français. A partir de l'incitation : "Des détails qui changent tout", ils ont travaillé sur l'anachronisme et ont créé numériquement, à partir des enluminures du texte original, des dessins qui expriment par l'image leur remaniement du texte, tel que demandé par leur enseignante en littérature.
Les élèves de 5B et 5C quant à eux, ont travaillé sur les notions de ressemblance, en travaillant les détails d'une image, issue du film "Moonrise kingdom" de Wes Anderson (2012), étudié en français.
Alternative ou complément aux journées du patrimoine ce week end, la Digital Week à Nantes, avec des atleliers, des escape games, des rencontres, des expositions, des performances, des visites, des forum ...etc... pour petits et grands.
Avoir absolument pour les fan d'art numérique: L'exposition "Vers l'infini et au dela" au Stéréolux à Nantes. Attention, cette exposition est très temporaire: du 17 au 20 septembre 2020!
Pour vous mettre en appétit, clichets d'un bref instant de ces oeuvres lumineuses, mouvantes, immersives:
"Eldorado", par Laurent Latorpille
"Equilibre", par Mikael Lafontaine
"1.3 seconde", par Guillaume Marnin
Pour en savoir plus sur l'exposition et les artistes, cliquer ICI.
Interview d'artiste, Mickael Lafontaine vous parle de son travail: Cliquer ICI.