La langue française est fleurie d'expressions colorées. Les élèves de cinquième les ont illustrées par de petites bandes dessinées monochromes. C'est par la texture, le geste, le matériau, le support ou les différentes qualités et caractéristiques des couleurs que les formes émergent de la teinte, créant une narration toute de nuances vêtue.
Lors de leur séjour scientifique sur le littoral, les élèves de sixième ont été amenés à traduire sous forme artistique leurs observations liées à l'activité humaine et à son impact sur l'environnement de cette région particulière.
Un marais salant collectif, avec chacun son oeillet et tous les animaux et végétaux qu'il est possible d'y trouver. Assorti d'un dessin libre au sel.
Cyanotypes des végétaux collectés sur le littoral
De retour en classe, les élèves ont imaginé à quoi ressemblera la région de leur séjour, lors de la montée des eaux, induit par le dérèglement climatique.
Dans le cadre de l'EPI arts, histoire et documentation, les élèves de troisième A ont cherché une photographie d'un évènement tragique de l'histoire récente et ont étudié le style d'une bande dessinée qui relate ce même évènement.
Cela leur a permis de créer une planche alternative ou supplémentaire à insérer dans cette BD, qui met en scène une image issue directement de la réalité, au sein d'une narration dessinée.
Dans la bande dessinée, tout comme dans le dessin de presse, les hommages, références et empreints au monde de l'art sont des plus courants. Cela ajoute généralement un second niveau de lecture, en plus d'une plus grande légitimité.
Les oeuvres choisies sont le plus souvent des oeuvres symboliques, emblématiques, qui parlent à tous, par leur valeur universelle.
La réappropriation la plus usitée est probablement le tableau "Guernica" de Picasso, dont le message, qui dénonce la violence contre l'innocence est sans cesse réadaptée à l'actualité.
Les élèves de troisième ont été tout d'abord amener à styliser cette oeuvre dans le style d'un dessinateur de bande dessinée, afin de pouvoir ensuite la dissimuler dans une planche alternative ou supplémentaire d'un de ses ouvrages.
Comment dessiner un personnage, rapidement, sans modèle, partir d'un bonhomme bâton ?
Comment faire de ces quelques lignes un petit bonhomme ou une petite bonne femme ? Comment lui donner chair ? Comment lui donner une expression, un mouvement ? Puis l'habiller ? Afin qu'il devienne un vrai personnage, qui raconte une histoire.
C'est l'expérimentation que les élèves de sixième ont réaliser en ce début d'année 2026.
L'observation des personnages de YAK (dans la publication de 2015 de la Déclaration universelle des droits de l'homme publié par l'ONU), a mis en évidence que le bonhomme bâton n'est pas juste un dessin infantile, mais une représentation qui permet conserver une forme de neutralité (de genre, de culture, d'origine géographique ou social...etc...) dont la simplicité et la facilité de compréhension en font une figure universelle de l'être humain.
La mise en relation de ces dessins avec la chanson "Bonhommes" de MPL a cependant été l'occasion de s'interroger également sur les différences physiques hommes - femmes, sur l'évolution de la représentation des stéréotypes genrés, sur le changement des comportements, des idées et des droits à ce sujet.
La bande dessinée a pris peu à peu ses lettres de noblesse en se diversifiant tant au niveau des genres (historique, western, science fiction, heroic fantasy, humour, érotisme, contes et légendes, ...etc...), que des formes (journalistique, manga, roman graphique, comics, caricatures, alternative, artistique ...) qui influencent le style, au même titre que le talent personnels du ou des auteurs (on n'oublie pas que la BD est souvent l'oeuvre d'une collaboration entre scénariste, dessinateur et coloriste...)
Voici quelques liens et documents qui peuvent aider à s'y retrouver un peu :
Site de la bibliothèque nationale de France : https://bdnf.bnf.fr/fr qui propose, dans sa Fabrique à BD (création de bd en ligne avec des outils simples et performants) un document sut les styles avec des schémas explicatifs :
Dans le cadre du projet interdisciplinaire, mis en place autour du Concours du Livre de science pour tous, les élèves de troisième ont réalisé une création numérique qui les a amenés à travailler les rapports de proportion, de profondeur et de mouvement.
Quelles soient figuratives ou abstraites, ces petites animations mettent en scène les notions scientifiques abordées dans les livres qu'ils ont lus et dont ils ont élus leur préféré.
Afin de défendre leur choix de livre, ils ont également réalisé des lap book créatifs, dans lesquels leurs argumentations permettent de comprendre leur point de vue de lecteur.
Pour voir les différents aspects du projet (art, sciences, littérature, documentation), les réalisations (lap books et animations) et le résultat des votes:
Contre l'oubli des guerres, génocides et barbaries.
Pour connaitre l'histoire et appréhender le devoir de mémoire.
Pour comprendre le monde d'aujourd'hui.
Les élèves de 3emeA ont étudié les évènements décrits dans des bandes dessinées qui racontent l'Histoire, et ont créé des planches alternatives ou supplémentaires, cohérentes avec leurs recherches documentaires.
Un projet interdisciplinaire qui les a fortement impressionnés et qu'ils ont pu partager avec une petite exposition de leurs travaux et leur mise en page dans un livre numérique.
La langue française est riche de nombreux dictons et proverbes qui utilisent la couleur, afin d'exprimer une connotation particulière, donnée à une image rhétorique.
Les élèves de cinquième ont été incités à créer une bande dessinée illustrant une de ces expressions, tout en travaillant les nuances de couleur par la texture et l'échelle des plans.
Que leur créations soient littérales, symboliques, paraboliques ou allégoriques, elles entrent dans une narration séquencée qui interpelle par la profondeur et la diversité de ces expressions populaires.
Voir la vie en rose, voir des anges violets, en voir des vertes et des pas mûres, voir rouge, voir tout en noir... toutes les couleurs nous passent par les yeux, mais pas que : elles nous passent aussi par la langue!
Consommer mieux, consommer moins, pour produire moins de déchet. C'est un des axes principaux d'action pour préserver notre planète.
Pour nous aider, il existe une règle simple à suivre : la règle des 5R, qui permet même de pouvoir atteindre l'objectif du "zéro déchet", et qui est souvent utilisée comme un fil rouge, parmi bien d'autres, par les éco-délégués dans les établissements scolaires.
En tant qu'établissement labelisé "développement durable", le collège Notre Dame met déjà en place une grande partie de ces règles.
Cliquer pour voir dans la vidéo en quoi consistent la règle des 5R, et comment des éco-délégués les mettent en oeuvre dans certains établissements
Aucun sigle officiel n'existe pour chaque action de cette démarche, même si on trouve un certain consensus dans les représentations.
Quand au concept des 5R, il est représenté le plus souvent comme un cycle, avec des flèches entre ces symboles.
Les élèves de quatrième se sont penchés sur la création d'un logo unique pour représenter par un seul sigle global, la règle des 5R. Leur recherches se sont portées sur la symbolique, l'expressivité et la signification de différents codes formels et colorés, qu'ils ont déclinés afin de choisir le plus parlant et incitatif.
Ils ont ainsi compris que dans un logo, la lisibilité était fondamentale et que celle ci était définie par la radicalité des contrastes, que ce soit au niveau des couleurs ou du rapport entre formes, fond et contre-formes.
Cela leur a permis de comprendre comment et pourquoi un logo évoluait dans le temps, et notamment comment le green washing agissait insidieusement, grâce à cette adaptation publicitaires aux valeurs de la société.
Pour reproduire un dessin facilement, il suffit de savoir jouer à la bataille navale ! (car c'est le même principe de repérage).
L'objectif est de placer les éléments au bon endroit et de manière proportionnelle aux autres éléments. Cela sous entend qu'il s'agit d'une étape préparatoire, d'un dessin sous le dessin, et qu'il faudra ensuite vraiment dessiner.
On trace un quadrillage sur l'image d'origine, on reproduit le même quadrillage sur sa feuille de dessin, à la même échelle (si on veut garder les mêmes dimensions) ou à une échelle plus grande ou plus petite (si on veut agrandir ou diminuer).
On observe ensuite l'image à reproduire carreau par carreau et on dessine carreau par carreau ce que l'on voit. On peut numéroter ses carreaux (lettres et / ou nombres) pour s'y retrouver plus facilement.
Ensuite, à partir de ce placement précis des différents éléments de l'image, on reprend le dessin de manière globale pour lui apporter de la cohérence, de la sensibilité, de l'expressivité.
Petit truc : Ne pas oublier la Règle n° 3 : on dessine de l'intérieur vers l'extérieur...
Comme toujours, on commence donc par le centre du motif. Si c'est un visage : on commence par l'entre sourcil. Si c'est un personnage en pied, on commence par son nombril...
Si c'est un quadrillage, on trace d'abord les lignes centrales, horizontales et verticales.
On respecte bien la forme carrée des carreaux (si on dessine des rectangles, tout sera déformé) en faisant bien attention à conserver des angles droits et des côtés aux mesures bien identiques.
Cette technique est beaucoup utilisée en peinture murale pour adapter le projet papier à la taille des monuments.
Dessin préparatoire pour "l'annonciation", Le Corrège, 1524. Plume et encre brune avec rehauts de blanc sur papier à fond rose, avec mise au carreau à la sanguine. 9,4 cm x17,4 cm. Galerie nationale de Parme.
Annonciation, Le Corrège, 1526. Fresque (transposée sur toile) . 157 cm x315 cm. Galerie nationale de Parme.
En archéologie, on trouve des traces de cette technique depuis l'antiquité égyptienne qui permettait de reproduire images et textes à grande échelle sur les murs des temples.
Dessin préparatoire sur papyrus avec carreaux
Dessin préparatoire avec carreaux sur ostracon (pluriel : "ostraca" : morceaux de céramiques cassés qui servaient de support pour les dessins ou écrits qui n'étaient pas destinés à être conservés)
Dessin préparatoire sur maçonnerie avec quadrillage de mise au carreau (scène du rituel de l’Ouverture de la Bouche. LAMS/MAFTO CNRS)
Selon les cultures qui les utilisent, elles sont empreintes de symbolique.
La couleur en BD est un élément fondamental car elle incarne l'environnement de la narration (temporel, géographique, idéologique...). Elle exprime la connotation du récit voulu par l'auteur. La couleur est porteuse d'un message, d'une idée, qui accompagne et accentue le propos. Elle permet également de prendre en compte la sensibilité du lecteur, notamment, quand sont abordés des sujets particulièrement difficiles.
Le noir et blanc en BD est à considéré comme un code couleur en soi, au même titre que les couleurs du cercle chromatique.
Le bois des vierges, tome 2, p. 89. Béatrice Tillier, 2011
Contraste entre couleurs chaudes et couleurs froides, univers aux lumières monochromes, accompagnement de la mise en espace (cadrage, perspective, angle de vue et hiérarchie des plans) : la couleur apporte une signification complémentaire à ce qui est raconté, grâce à la manière dont c'est raconté, par sa symbolique, mais également par sa spatialité et son expressivité.
Interview de Béatrice Tillier sur Actua BD :
Trilogie : Le bois des vierges
Béatrice Tillier (1/2) : « Dans la composition de ma planche, la couleur est indissociable du dessin »