La couleur est un des éléments pastiques fondamentaux. Mais la couleur ... n’existe pas en soi !
Les objets ont la propriété de renvoyer les rayons lumineux. Quand on dit qu’une voiture est
rouge, c’est que la composition moléculaire de la peinture absorbe tous
les rayons lumineux sauf le rouge qu’il renvoie. Les objets réfléchissent donc des
radiations captées par l’œil, transmises au cerveau puis interprétées
par celui-ci. Il s’agit d’une sensation : la perception de la couleur.
Le système à synthèse soustractive sur
lequel on se base ici est celui de la peinture et de l’imprimerie. Elles
utilisent des colorants qui absorbent une partie de la lumière et donc
la « soustraient » à l’œil.
La lumière blanche du soleil qui
traverse des gouttes d’eau (prisme) est décomposée en arc-en-ciel. La
lumière solaire blanche contient toutes les couleurs.
Le noir et le blanc ne font pas partie du cercle chromatique.
Le noir, c’est l’absence de lumière et donc de couleurs. Le
blanc, c’est l’association de toutes les longueurs d'onde du spectre visible et donc de toutes les couleurs. Ceci s'applique quand la couleur est lumière, mais pas lorsque la couleur est matière (peinture, encre ...etc...).
Les caractéristiques des couleurs
Les teintes
On peut les ranger dans l'ordre du cercle chromatique.
Couleurs de base ne pouvant être
obtenues par d’autres couleurs. C’est à partir d’elles que l’on forme
toutes les autres couleurs.
Couleurs secondaires (3) = Orange – Vert – Violet
Couleurs obtenues par le mélange de 2 couleurs primaires à parts égales.
Rouge + Jaune = Orange
Jaune + Bleu = Vert
Bleu + Rouge = Violet
Couleurs tertiaires ou
intermédiaires (6) = Jaune orangé, Rouge orangé, Rouge violacé, Violet
bleuté, Vert bleuté, Jaune verdâtre
Couleurs obtenues par le mélange d’1
couleur primaire avec 1 couleur secondaire à parts égales et
consécutives sur le cercle chromatique.
Rouge + Violet = Rouge violacé
Violet + Bleu = Violet bleuté
Bleu + Vert = Vert bleuté
Vert + Jaune = Jaune verdâtre
Jaune + Orange = Jaune orangé
Orange + Rouge = Rouge orangé
Couleurs complémentaires
Deux couleurs diamétralement opposées
sur le cercle chromatique sont complémentaires entre elles. Ce sont des
couleurs qui s’accordent harmonieusement car elles réalisent un
équilibre complet pour l’œil. Elles se mettent en valeur l’une et
l’autre. Mélangées, les deux couleurs donnent un gris (gris coloré).
Chaque couleur a sa complémentaire. Voici 3 exemples :
La luminosité (clair/sombre)
C’est le degré declarté appelé aussi valeur. On peut l’évaluer avec une gamme de gris.
Le blanc et le noir sont placés aux extrémités de l’échelle de luminosité. Entre les deux, on trouve toutes les nuances de gris.
La luminosité s’évalue aussi entre
plusieurs couleurs pures. Le jaune est la plus lumineuse de toutes.
Viennent ensuite dans l’ordre, l’orange, le rouge, le vert, le bleu et
le violet.
La saturation
C’est le degré de pureté (vif/terne)
d’une teinte. La couleur la plus pure est celle qui se rapproche le
plus de celle produite par un prisme. Elle ne contient ni blanc ni noir.
Elle n’est pas non plus diluée. La couleur pure ou vive ne contient
aucun mélange (elle est saturée de sa propre couleur).
Si on ajoute du blanc à une couleur pure, on « éclaircit » la couleur : on obtient un ton « dégradé ».
Si on ajoute du noir à une couleur pure, on « obscurcit » la couleur : on obtient un ton « rabattu ».
Si on ajoute sa complémentaire, on « ternit » la couleur : on obtient un ton « rompu ».
On remarque que si la clarté diminue, le degré de saturation aussi.
La température psychologique (chaud/froid)
La sensation du chaud et du froid devant
la couleur existe bel et bien. Des études médicales l’ont d’ailleurs
prouvé. Pour ne pas entrer dans des débats sur la question, on retiendra
ici qu’il s’agit d’une sensation psychologique.
Ex : on a l’impression d’avoir plus
chaud dans une pièce aux murs orange que dans une pièce aux murs bleus
qui, elle, dégage une impression de fraîcheur.
Sur le cercle chromatique, elles sont opposées.
Les couleurs froides sont à base de bleu. Les couleurs chaudes sont à base de jaune.
Ainsi nous pouvons donc penser que le
bleu est une couleur froide et le jaune une couleur chaude.
Mais
ce
n’est pas aussi simple, car c'est une notion relative : si on compare
deux bleus, l'un sera plus chaud ou plus froid que l'autre.
Exemples :
dans la famille des bleus : bleu turquoise = chaud – bleu marine = froid
dans la famille des verts : vert anis = chaud – vert bouteille = froid
dans la famille des rouges : rouge brique = chaud – rouge bordeaux = froid
Rdv sur la chaine you tube Smartiz your eyes pour d'autres test en vidéo (playlist "couleur")
Pour finir, il existe des tests de perception de la couleur: Même si vous n'êtes pas daltonien, ce n'est pas si facile qu'il n'y parait !
Comment donner du sens à une image, faire en sorte que le spectateur comprenne bien ce que l'ont veut dire ou raconter?
Afin de mieux appréhender cette question, les élèves de 5eme ont transformé certains détails d'oeuvres d'art de référence, afin de pouvoir constater l'écart de sens qui se crée entre leur image et celle de l'oeuvre originale.
Ils ont ainsi pu comprendre comment l'iconographie est un véritable langage, constitué d'éléments plastiques fondamentaux empreints de signification, dès lors qu'ils sont agencés dans une image.
Leur est alors apparu l'importance capitale des détails, qu'il est nécessaire de déchiffrer, en tant que spectateur, pour la compréhension d'une oeuvre, notamment dans leur travail en histoire des arts.
Utiliser du papier calque est une technique qui utilise la transparence et le transfert. Il nécessite de faire trois fois le dessin.
Si on travaille uniquement en transparence, la table lumineuse, ou la vitre de la fenêtre, peuvent être des alternatives plus rapides, mais cela ne fonctionne qu'avec des matériaux qui laissent passer la lumière.
Pour les matériaux opaques, on peut aussi utiliser du papier carbone, mais comme on ne voit pas ce que l'on fait, les erreurs, décalages et oublis sont plus fréquents.
Comment représenter le mouvement dans une image fixe, en donner la sensation, au delà de la simple figuration ?
Les élèves de troisième se sont penchés sur la question en essayant de montrer ce que l'on voit par la vitre d'un train lancé à pleine vitesse. Déformations, flous, répétitions, décalages, disparition des formes, affadissement des couleurs, ... le paysage en est métamorphosé.
Leur expérience les a amenés à s'interroger sur les œuvres de Philippe Cognée dont certaines déclinent le thème du paysage selon cette approche du mouvement.
Leur regard, face à l'image dont le nom avait été volontairement retiré, change totalement d'interprétation, dès lors que le titre de l'oeuvre leur est donné. La relativité de la représentation figurative et de la valeur de jugement qui en découle, leur devient alors évidence : du "mal peint" "bizarre", on passe au "plus vrai" "qu'une image réelle".
Philippe COGNEE. Paysage vu d'un train. 2013. Encaustique sur panneau.
Cette année, le Voyage A Nantes se décline sur le thème de la sculpture, considérée comme monument. Point de rassemblement, point de croisement, identitaire, ludique et collectif.
Lors de leur séjour à Saint Malo, les élèves de quatrième ont créé des pâtés de sable. Mais pas n'importe lesquels! Entre architectures et land art, l'art à la plage, c'est de l'amitié en action.
Une petite analyse sur la couleur dans nos intérieurs
Dans notre société de consommation, la diversité des couleurs dans notre quotidien se fait rare. Les designer sont enjoints à créer des gammes colorées qui peuvent plaire au maximum de personnes avec un seul produit, afin de diminuer les coûts de production.
Les élèves de sixième ont travaillé sur la manière dont il serait possible de donner aux objets les couleurs de l'arc en ciel, dont l'universalité ne serait pas synonyme d'uniformité et de morosité.
Cliquer sur l'image pour voir les créations des élèves
Quand la perspective et la spatialité de la couleur sont mises au service d'un style typographique, le texte prend toute sa place dans la grande famille des éléments plastiques d'une oeuvre d'art.
Afin d'en expérimenter les effets sur la perception du spectateur, les élèves ont réalisé une pochette de disque dont ils seraient la star.
La typographie est une composante essentielle dans un texte. Les graphistes sont sans cesse à la recherches de nouvelles formes de lettre et les alphabets qu'ils créent sont parfois de véritables chef d'oeuvre.
A tel point que certains artistes s'emparent de ce domaine du design afin de créer de surprenantes compositions.
Type the sky. 2007. Série de photographie de Lisa Rienerman
Vous voyez des visages dans les nuages, les reflets, les ombres, les taches, les objets, les plantes, les rochers, les voitures, les architectures... ?
Rien de plus normal. C'est le phénomène de la paréidolie, c'est à dire la capacité des êtres humains à créer des images : de passer d'une forme (abstraite) à une figure (reconnaissable et nommable).
De nombreux artistes, de Léonard de Vinci à Dali, des peintres
préhistoriques aux tagueurs de street art, s'en inspirent pour alimenter leur
créativité ou en faire des jeux d'optiques, en débridant leur imagination par leur observation.
Apparition d'un visage et d'un compotier sur une plage, Salvador Dali, 1938
Madame Grafitti et ReaOne (Photos postées en 1919)
Cette capacité est une réminiscence d'un réflexe de survie de nourrisson, dont la vue est très peu développée, mais qui va reconnaitre un visage humain grâce à trois points disposés en triangle (deux yeux, une bouche), caractéristiques des primates, et non des gueules d'animaux prédateurs (dont les yeux sont sur les côtés et non en façade). Ils sait ainsi s'il doit se mettre à pleurer ou non, pour donner l'alarme.
Les tests de Rorschach sont des taches d'encre normalisées qui permettent aux professionnels de santé psychiatrique d'évaluer cette capacité, qui fait défaut dans certains troubles mentaux.
Ici dans le clip "Crazy" réalisé par Robert Hales en 2006, avec l'aide du designer graphiste Bryan Louie., pour l'album St. Elsewhere, de Gnarls Barkley, apparaissent, entre autre, les portraits des musiciens, au fur et à mesure de l'évolution des taches mises en scène dans un jeux de symétrie en miroir.
Les chats de Geluck exposés à Bordeaux. — ALAIN JOCARD / AFP (Journal 20 Minutes)
Après avoir occupé les Champs-Élysées à Paris jusque début
juin 2021, l’exposition des statues monumentales du Chat de Philippe
Geluck s’est installée à Caen, jusqu'en février 2022, après un passage par Bordeaux. L’exposition prendra ensuite la direction de Genève et de Luxembourg, avant d’autres étapes un peu partout dans le monde.
D’autres
villes accueilleront par la suite cette exposition originale et
amusante. On parle de Milan, New York, Montréal, Abu Dhabi et Hasselt (B). Bruxelles sera l’ultime étape pour l’ouverture du Musée du Chat et du dessin d’humour en 2024-2025.
L’idée des statues monumentales est venue à Philippe
Geluck en 2018 suite à la défection de 2 sponsors qui devaient apporter
quelque 2,5 millions d’euros au projet de Musée du Chat.
La vente des
statues, que l’on peut voir dans l’exposition itinérante, est une
opération qui vient compenser cette perte de sponsoring. Au départ, rien
n’indiquait qu’elles auraient un tel succès. Les bénéfices de cette vente iront intégralement au Musée du Chat et du dessin d’humour qui s’ouvrira en 2024-2025.
Les statues du Chat existe en 4 formats avec, à
chaque fois, des tirages « originaux » différents. Hors de ces valeurs,
les exemplaires sont considérés comme des copies et plus des originaux.
Les statues monumentales, hautes de 2,70 m
avec leur socle, peuvent être tirées à 2 exemplaires + 1 exemplaire
d’auteur. Actuellement, on commence à produire le 2e exemplaire de
certaines des 20 statues visibles dans l’exposition itinérante, car, à
ce jour, 21 exemplaires ont trouvé acquéreurs et leur propriétaire
souhaite parfois déjà la récupérer.
Quatre nouvelles statues sont actuellement en préparation. Les thèmes restent secrets, mais elles devraient rejoindre l’exposition itinérante une fois qu’elles auront été produites.
On peut produire 8 statues « originales » + 2 exemplaires d’auteur à la taille de la création originale en terre glaise, soit 50 cm.
Il existe aussi un modèle de taille moyenne (1,10 m) tiré à 4 + 2 exemplaires (maximum). Reste un petit format de 20 cm de haut produit en 50 exemplaires originaux.
Pour l’anecdote, signalons que le Musée ne pourra pas accueillir de
statue monumentale dans ses murs, car elles sont trop grandes pour y
être exposées. Il est probable que l’on y trouvera quelques exemplaires
de taille moyenne (1,10m).
Lorsqu’on ne disposait pas de camions, de grues et de la technologie
moderne, les statues de bronze étaient fabriquées sur le lieu où elles
allaient être exposées. On construisait un four sur place pour
accueillir la création qui était fondue en une pièce.
Ce temps a bien
changé et la création d’une statue monumentale du Chat nécessite une
série d’étapes faisant appel à des outils modernes mais surtout un
savoir-faire intemporel. Nous vous dévoilons ici, en compagnie de
Philippe Geluck, la naissance d’une statue du Chat de 2,70 m de haut.
La première étape de la création d’une statue du Chat est un dessin.
Au départ, Philippe Geluck a été cherché son inspiration dans des
illustrations existantes. Au fil de ses recherches, il a laissé partir
son imagination dans un univers en 3D, pensant ses dessins en fonction
de l’intérêt que donnerait telle ou telle pose coulée dans le bronze.
Une fois la statue esquissée sur papier dans toutes les vues, l’artiste s’attelle à une première ébauche en fils de fer pour
vérifier la stabilité de la posture pressentie. C’est surtout vrai pour
les statues où le Chat n’a pas les deux pieds ancrés au sol ainsi que
lorsqu’un objet ou un personnage secondaire vient perturber l’équilibre
de la composition.
Une fois les lignes de force et l’équilibre évalués, la troisième étape donne forme à une mini-statue brute en pâte Darwi.
Pour se lancer dans la production du modèle original d’environ 50 cm
de haut, l’auteur établit une série de croquis pour compléter son
ébauche en fils de fer et faire fabriquer un squelette en barres d’acier. C’est sur cette base, qu’il se lance dans le façonnage de sa statue avec de la terre glaise.
Lorsque le modèle en terre glaise est prêt, on lui applique une couche de silicone d’un centimètre d’épaisseur pour produire un moule souple. Celui-ci est ensuite recouvert de polyester rigide et divisé en plusieurs parties. Ce moule sert à créer un modèle en polystyrène qui servira de modèle de référence. La version en terre n’a qu’une vie réduite car la terre devient friable en séchant.
Le prototype en polystyrène de 50 cm de haut environ est envoyé dans un atelier spécialisé pour être scanné en 3D. Il en résulte un fichier en haute définition qui permet de créer les statues dans les autres formats.
Sur base des données recueillies par le scan, un robot réalise par fraisage
le modèle monumental en polystyrène. Ensuite on corrige à la main les
défauts laissés par la machine et on donne à la statue sa texture en lui
appliquant une couche de plâtre sur laquelle on donne des coups de
« peigne ».
Comme pour le modèle de référence, le fondeur et son équipe réalise
alors un moule en silicone, mais vu la grande taille du sujet, il est
nécessaire de découper la statue en 7 à 8 morceaux, ce qui donne autant
de moules.
Chaque moule en silicone est tapissé d’une couche de cire de 5 mm. Les pièces en cire sont ensuite assemblées pour donner une réplique exacte de la statue finale en cire
bleue, rouge ou jaune. A cette étape, il est encore possible de faire
quelques retouches si nécessaire.
Lorsque le résultat est jugé bon, on
redécoupe la statue de cire en plusieurs morceaux. Ceux-ci sont alors
enfouis dans du plâtre réfractaire dans des « sarcophages ». Pour durcir le plâtre, les sarcophages sont
placés dans un four à 600°C pendant 14 jours. Durant cette opération,
la cire « perdue » fond et laisse un vide dans le plâtre qui accueillera
le bronze liquide lors de la phase suivante : le coulage du bronze.
Pour trouver la fonderie où seraient réalisées les statues de son projet, Philippe Geluck a été conseillé par une amie artiste, Delphine Boel, devenue il y a peu Princesse de Belgique. Située à Alost, à une trentaine de kilomètres de Bruxelles, la Fonderie van Geert s’occupe de l’entièreté de la partie technique de la création des statues.
Philippe Geluck aime rappeler que, s’il crée la statue initiale en terre glaise, les statues ne verraient pas le jour sans l’expertise et le talent de Jo van Geert et son équipe. A la fois artisan et artiste, le fondeur s’occupe de toutes les étapes de la création des statues dans tous les formats.
Un mois est nécessaire pour arriver à la statue
finale de 2,70 m de haut. L’équipe de la Fonderie van Geert a travaillé
d’arrache-pied pour réaliser les 20 statues en un temps record pour que
tout soit prêt pour l’exposition sur les Champs-Élysées.
Le coulage du bronze est une étape délicate car il
est indispensable de couler la quantité requise dans chaque sarcophage
en une seule fois. S’il venait à manquer de métal liquide, tout serait à
recommencer. Jo van Geert, le fondeur, y est très attentif et son œil
expert jauge parfaitement la quantité de bronze nécessaire pour chaque
moule de plâtre. Le creuset recueille le bronze fondu à 1050°C.
Une fois le sarcophage refroidi, le plâtre est cassé pour libérer la pièce de métal.
Les différentes parties de la statues sont alors soudées ensemble et ciselées pour rendre la soudure totalement indiscernable. Le bronze est ensuite poli pour lui donner un aspect brillant.
La patine est le résultat d’une oxydation naturelle
du bronze. Elle apparaît après une cinquantaine d’années lorsqu’on
laisse les statues de bronze s’oxyder à l’air libre. Cela peut prendre
un peu moins de temps si elles sont dans un environnement proche de la
mer, car le sel augmente l’oxydation.
Philippe Geluck a voulu donner une
patine à ses statues sans attendre des dizaines d’années. Cette
opération se réalise en oxydant le bronze avec du nitrate de cuivre. Elle permet de conserver le bronze et
de lui donner une couleur verte toute particulière. On
peut obtenir des teintes différentes allant du noir au vert clair.
Des essais avec des
statues patinées en polystyrène ont été réalisés sur les Champs-Élysées
avant l’exposition pour vérifier l’effet que donneraient les véritables
pièces un fois installées. La
couleur retenue pour les statues du Chat est le vert clair « réséda », le même que celle de la statue de la Liberté et du toit du Grand Palais.
Cette couleur permettait de bien les faire ressortir devant les
feuillages des arbres, même le soir. En effet, la couleur choisie
initialement était plus foncée et les statues disparaissaient dans les
feuillages dès le crépuscule.
Maintenant que la statue est terminée, il reste à la figer sur son socle en acier de 1,5 tonne.
La statue et son socle font environ 2,70 m de haut pour un poids total de 2,5 tonnes.
Le socle donne un peu de hauteur à la statue, mais il fait partie
intégrante de l’œuvre. Il est pourvu d’encoches pour pouvoir déplacer
l’ensemble plus facilement.
Il ne reste plus qu’à emporter la statue dans une autre ville et à l’exposer !
A l'initiative de notre documentaliste madame Sasse, ce vendredi 10 décembre 2021, les élèves de sixième B ont eu le privilège de rencontrer Mohammed Idali à la médiathèque de La Montagne.
Ils ont pu admirer le travail de l'artiste calligraphe, participer à une démonstration de "Belle écriture", échanger leurs impressions.
Les vitrines exposant divers objets et matériaux retraçant les évolutions et diversités des écritures selon les époques et les cutures ont attisé leur curiosité.
Ils ont hâte d'expérimenter cette forme d'art à leur tour et de montrer aux autres élèves les calligraphies réalisées lors de cette rencontre, généreusement offertes par l'artiste.
Pour aller plus loin, voici un petit article du Ouest France sur cette exposition:
La médiathèque propose de s’aventurer sur les traces du poète et calligraphe Mohammed Idali.« La calligraphie est un art qui dérive de l’écriture. C’est une recherche du tracé parfait à l’aide d’un pinceau ou d’un calame. »Passionné par l’écriture depuis son origine en Mésopotamie, en passant par les hiéroglyphes jusqu’à notre écriture alphabétique, Mohammed Idali explique que« l’écriture exprime la philosophie, la manière de penser ».
Ses tableaux sont l’expression de poèmes où l’amour tient une place importante. On découvrira ainsi l’illustration de textes de Roumi, auteur persan, l’amour est l’eau de la vie ou du grand poète arabe, Ibn Arabi, mon cœur est devenu capable d’accueillir toute forme.
Et pour le plaisir des yeux et des oreilles, voici un extrait du spectacle "Majaz" de septembre 2020, réitéré pour la seconde fois ce vendredi 10 décembre 2021 à la médiathèque de La Montagne.
Si chaque performance produit à chaque fois une oeuvre différente, on peut y admirer en direct le geste élégant de Mohammed Adali, projeté en gros plan sur le fond de scène, accompagné par la musicalité poétique de l'oud, joué par son ami Samir Aouad.