dimanche 25 février 2024

Les contrastes de couleur

Les couleurs se déclinent selon leurs caractéristiques et leur matérialité (matériaux, textures, transparences...).

Classification des couleurs selon leurs caractéristiques

Matérialité : Monochrome bleu, Yves Klein, 1955 (?)


L'utilisation des contrastes leur procure spatialité et expressivité.

Contraste simultané : La raie verte. 1905. Henri Matisse

Pour connaitre et comprendre le fonctionnement des contrastes, tels que défini par Johannes Itten dans "L'art de la couleur", 1961 :

http://ticedu.fr/downloads/couleurs/pedago/theorie/couleur/contrast/contrast.html

Pour envisager quelques implications et significations des contrastes:

https://visualdsgn.fr/apprendre-7-contrastes-de-couleurs-itten/


Selon les cultures qui les utilisent, elles sont empreintes de symbolique.




La couleur en BD est un élément fondamental car elle incarne l'environnement de la narration (temporel, géographique, idéologique...). Elle exprime la connotation du récit voulu par l'auteur. La couleur est porteuse d'un message, d'une idée, qui accompagne et accentue le propos. Elle permet également de prendre en compte la sensibilité du lecteur, notamment, quand sont abordés des sujets particulièrement difficiles.

Le noir et blanc en BD est à considéré comme un code couleur en soi, au même titre que les couleurs du cercle chromatique. 







mercredi 21 février 2024

Comprendre les couleurs en BD

 

Le bois des vierges, tome 2, p. 89. Béatrice Tillier, 2011

Contraste entre couleurs chaudes et couleurs froides, univers aux lumières monochromes, accompagnement de la mise en espace (cadrage, perspective, angle de vue et hiérarchie des plans) : la couleur apporte une signification complémentaire à ce qui est raconté, grâce à la manière dont c'est raconté, par sa symbolique, mais également par sa spatialité et son expressivité.


Interview de Béatrice Tillier sur Actua BD :

Trilogie : Le bois des vierges


Béatrice Tillier (1/2) : « Dans la composition de ma planche, la couleur est indissociable du dessin »

https://www.actuabd.com/Beatrice-Tillier-1-2-Dans-la


Jean Dufaux & Béatrice Tillier (2/2) : « Au bout du conte, nous nous sommes trouvés »

https://www.actuabd.com/Jean-Dufaux-Beatrice-Tillier-2-2


Et pour aller plus loin et voir le travail de mise en couleur en vidéo (consulter aussi les autres vidéo de la playlist) :


Compte you tube de l'artiste :

https://www.youtube.com/channel/UCQ6SIjOhyvc5fcma_ao7RHg


Pour en savoir plus sur l'artiste, consulter son site :

https://beatricetillier.blogspot.com/




Comment colorie-t-on une BD ?



Détail de la couverture de La Fièvre d'Urbicande de Benoît Peeters, François Schuiten, et Jack Durieux 
- Casterman


Trente-huit ans après les débuts de sa parution dans le magasine A suivre…, La Fièvre d’Urbicande revient. Cette BD visionnaire raconte l’histoire d’une ville coupée en deux par l’accroissement du "réseau", une forme géométrique en apparence anodine : un cube dont on ne voit que les arêtes, posé sur le bureau de "l’urbitecte" Eugen Robick. Cette augmentation énorme détruit les maisons dans lesquelles l’objet pénètre. 

Les deux auteurs, Benoit Peeters et François Schuiten, voulaient que leur BD soit en couleurs mais ce fut impossible pour la première parution. Des essais avaient été réalisés en 1983 : les couleurs étaient tranchées et plutôt dans les tons rouges. La version d’aujourd’hui est teintée de rose. On a demandé pourquoi au coloriste formé au graphisme à la célèbre école belge Saint-Luc. 


Essais de colorisation de 1983

Jack Durieux : "La couleur apporte de la vie"

Jack Durieux : "Colorier une bande dessinée, même si on a le dessin, c’est comme si on partait d’une feuille blanche. Tout est à faire pour donner une ambiance. Je ne saurais pas expliquer pourquoi ce choix de couleurs. Il s’est imposé à moi, c’est très intime. 

Benoît Peeters et François Schuiten m’ont donné carte blanche. Cet album est en partie inspiré par l’art déco. J’ai regardé des photos des expositions universelles, et de l’architecture d’Helsinki qui utilise beaucoup de granit rose. La star de l’album étant en grand partie l’architecture de la ville d’Urbicande, l’album risquait d’être triste si je la teintais de gris. J’ai donc pensé au gris rosé de telle sorte que lorsque le soleil tape sur les façades, ce soit assez lumineux".


L’apport de la couleur

"J’espère que la couleur qui donne de la vie apporte une nouvelle lecture de l’album. La version en noir et blanc est plus 'expressionniste' : on est dans la composition pure de cases et de planches. 

Tandis que lorsqu’on passe la bande dessinée en couleur, on est davantage dans une narration "réaliste", et même une narration d’images. 

On peut travailler sur les avant-plans, sur les arrières plans et sur les profondeurs de champ. On est proche du langage de la photographie ou du cinéma. 

Avec cette démarche, on espère bien sûr conquérir un public plus jeune, et même reconquérir le public de l’époque de la sortie de La Fièvre d’Urbicande". 


Colorisation de 2020 à partir de la version noir et blanc de 1983


La difficulté du travail sur le noir et blanc 


"Lorsque vous avez des planches très noires, très travaillées comme celles de la BD originale, vous ne pouvez pas vous contenter de mettre de la couleur en-dessous du trait. Cela doublerait le langage. J’ai donc dû mettre en couleurs une partie du trait. Par exemple, François Schuiten faisait des nuages pesants en noir. J’ai dû leur changer de couleur pour les alléger et aller vers davantage de réalisme. J’ai donc travaillé les couleurs sous le trait, mais aussi le trait lui-même". 


La colorisation étape par étape :


"A la tablette graphique, on commence par diminuer la définition de la planche en noir et blanc. On copie ce calque que l’on colorie en gris pour créer un gris de soutien. On crée un nouveau calque avec le texte par exemple. La mise en couleur se fait sur un calque indépendant en dessous. On sélectionne et on détoure chaque partie que l’on veut colorier. Il faut penser l’ensemble : on travaille la case puis celle d’à côté, puis on pense à l’ensemble de la planche, puis la double page par rapport à  l’ensemble de l’album. Puis comme je viens de l’expliquer, on travaille sur le trait pour atténuer. 

Le but ultime de ce travail est le livre imprimé. La vibration dans la couleur apparait vraiment à ce moment-là. Une alchimie se fait entre l’encre, la couleur et la fibre du papier. C’est là que le travail prend vie. On a dû rehausser les couleurs pour l’impression car le papier munken et la machine à imprimer à UV les écrasent".


Case de La Fièvre d'Urbicande de Benoit Peeters, François Schuiten et Jack Durieux 
- Casterman

La Fièvre d'Urbicande de Benoît Peeters, François Schuiten et Jack Durieux est parue chez Casterman




samedi 17 février 2024

Sur le boitier de mon CD, mon nom émerge de l'horizon


En travaillant sur la mise en avant de leur nom sur une pochette de CD, les élèves de troisième ont été amenés à se questionner sur la manière d'inscrire l'écriture dans un espace qui donne l'illusion de la trois dimension.

Spatialité de la couleur, mise en perspective, mise en volume par les jeux d'ombre et de lumière, leur ont permis de donner à leur typographie la première place dans leur image.

Ces techniques sont souvent utilisées pour la mise en valeur des noms dans une image, en créant une distance visuelle entre le fond et la forme écrite.


Cliquer ici pour voir les productions des élèves




mardi 16 janvier 2024

Du point à la perspective : les éléments plastiques fondamentaux, du plus petit au plus grand

 Art'bracadabra : une série de vidéo pour résumer l'histoire des éléments plastiques dans leur vie de famille...

Par Raphael Garnier, pour le Centre Pompidou


dimanche 14 janvier 2024

C'est un désastre! Mais finalement, l'abstrait, c'est très beau...

A partir de quel moment, formes, lignes et couleurs deviennent elles figurative? Comment des éléments plastiques passent ils, dans l'oeil du spectateur et du créateur, de taches de peinture, à figures nommables?

C'est l'expérience à laquelle se sont amusés les élèves de cinquième en détruisant leur image figurative initiale jusqu'à ce que l'oeuvre modèle ne soit plus qu'une vague référence, affranchie de la fidélité mimétique à sa réalité visuelle.

Cliquer ici pour voir les productions artistiques des élèves

Ils ont ainsi pu appréhender la déconstruction comme moyen technique et plastique, tout comme Kandinsky, qui ose la première aquarelle abstraite, après avoir vu un de ses tableaux à l'envers, incapable d'y voir un sujet précis, dans une période où sa peinture était encore figurative avec des silhouettes identifiables, mais qui évoluent dans un univers de taches colorées.


Vassily Kandinsky. Improvisation V - parc. 1911. Huile sur toile. MNAM, Paris

Vassily Kandinsky. Sans titre. 1913 (antidatée 1910) Aquarelle sur papier. MNAM, Paris
Première oeuvre abstraite de l'histoire de l'art 



jeudi 11 janvier 2024

La couleur : les bases de notre perception humaine

Les mélanges de couleur des élèves de 6eme


La couleur est un des éléments pastiques fondamentaux. Mais la couleur ...  n’existe pas en soi !

Les objets ont la propriété de renvoyer les rayons lumineux. Quand on dit qu’une voiture est rouge, c’est que la composition moléculaire de la peinture absorbe tous les rayons lumineux sauf le rouge qu’il renvoie. Les objets réfléchissent donc des radiations captées par l’œil, transmises au cerveau puis interprétées par celui-ci. Il s’agit d’une sensation : la perception de la couleur.

oeil arc en ciel

Le système à synthèse soustractive sur lequel on se base ici est celui de la peinture et de l’imprimerie. Elles utilisent des colorants qui absorbent une partie de la lumière et donc la « soustraient » à l’œil.

La lumière blanche du soleil qui traverse des gouttes d’eau (prisme) est décomposée en arc-en-ciel. La lumière solaire blanche contient toutes les couleurs.

Le noir et le blanc ne font pas partie du cercle chromatique.

Le noir, c’est l’absence de lumière et donc de couleurs. Le blanc, c’est l’association de toutes les longueurs d'onde du spectre visible et donc de toutes les couleurs. Ceci s'applique quand la couleur est lumière, mais pas lorsque la couleur est matière (peinture, encre ...etc...).


Les caractéristiques des couleurs


Les teintes

On peut les ranger dans l'ordre du cercle chromatique.

cercle chromatique Itten

Couleurs primaires (3) = Jaune – Rouge (magenta) – Bleu (cyan)

Couleurs de base ne pouvant être obtenues par d’autres couleurs. C’est à partir d’elles que l’on forme toutes les autres couleurs.

Couleurs secondaires (3) = Orange – Vert – Violet

Couleurs obtenues par le mélange de 2 couleurs primaires à parts égales.

Rouge + Jaune = Orange

Jaune + Bleu = Vert

Bleu + Rouge = Violet

Couleurs tertiaires ou intermédiaires (6) = Jaune orangé, Rouge orangé, Rouge violacé, Violet bleuté, Vert bleuté, Jaune verdâtre

Couleurs obtenues par le mélange d’1 couleur primaire avec 1 couleur secondaire à parts égales et consécutives sur le cercle chromatique.

Rouge + Violet = Rouge violacé

Violet + Bleu = Violet bleuté

Bleu + Vert = Vert bleuté

Vert + Jaune = Jaune verdâtre

Jaune + Orange = Jaune orangé

Orange + Rouge = Rouge orangé


Couleurs complémentaires

Deux couleurs diamétralement opposées sur le cercle chromatique sont complémentaires entre elles. Ce sont des couleurs qui s’accordent harmonieusement car elles réalisent un équilibre complet pour l’œil. Elles se mettent en valeur l’une et l’autre. Mélangées, les deux couleurs donnent un gris (gris coloré). Chaque couleur a sa complémentaire. Voici 3 exemples :

Couleurs complémentaires


La luminosité (clair/sombre)

C’est le degré de clarté appelé aussi valeur. On peut l’évaluer avec une gamme de gris.

Le blanc et le noir sont placés aux extrémités de l’échelle de luminosité. Entre les deux, on trouve toutes les nuances de gris.


 

La luminosité s’évalue aussi entre plusieurs couleurs pures. Le jaune est la plus lumineuse de toutes. Viennent ensuite dans l’ordre, l’orange, le rouge, le vert, le bleu et le violet.

échelle de valeur des couleurs - luminosité

 

 

La saturation

C’est le degré de pureté (vif/terne) d’une teinte. La couleur la plus pure est celle qui se rapproche le plus de celle produite par un prisme. Elle ne contient ni blanc ni noir. Elle n’est pas non plus diluée. La couleur pure ou vive ne contient aucun mélange (elle est saturée de sa propre couleur).

Si on ajoute du blanc à une couleur pure, on « éclaircit » la couleur : on obtient un ton « dégradé ».

Si on ajoute du noir à une couleur pure, on « obscurcit » la couleur : on obtient un ton « rabattu ».

Si on ajoute sa complémentaire, on « ternit » la couleur : on obtient un ton « rompu ».

On remarque que si la clarté diminue, le degré de saturation aussi.

 

Degré de saturation

 

La température psychologique (chaud/froid)

La sensation du chaud et du froid devant la couleur existe bel et bien. Des études médicales l’ont d’ailleurs prouvé. Pour ne pas entrer dans des débats sur la question, on retiendra ici qu’il s’agit d’une sensation psychologique.

Ex : on a l’impression d’avoir plus chaud dans une pièce aux murs orange que dans une pièce aux murs bleus qui, elle, dégage une impression de fraîcheur.

Couleur chambres chaud-froid

Sur le cercle chromatique, elles sont opposées.

chaud froid cercle chromatique

Les couleurs froides sont à base de bleu. Les couleurs chaudes sont à base de jaune.

Ainsi nous pouvons donc penser que le bleu est une couleur froide et le jaune une couleur chaude.

Mais ce n’est pas aussi simple, car c'est une notion relative : si on compare deux bleus, l'un sera plus chaud ou plus froid que l'autre.

Exemples :

  • dans la famille des bleus : bleu turquoise = chaud – bleu marine = froid
  • dans la famille des verts : vert anis = chaud – vert bouteille = froid
  • dans la famille des rouges : rouge brique = chaud – rouge bordeaux = froid

Rdv sur la chaine you tube Smartiz your eyes pour d'autres test en vidéo (playlist "couleur")
Pour finir, il existe des tests de perception de la couleur: Même si vous n'êtes pas daltonien, ce n'est pas si facile qu'il n'y parait !




samedi 16 décembre 2023

Le sens se cache dans les détails

Comment donner du sens à une image, faire en sorte que le spectateur comprenne bien ce que l'ont veut dire ou raconter?

Afin de mieux appréhender cette question, les élèves de 5eme ont transformé certains détails d'oeuvres d'art de référence, afin de pouvoir constater l'écart de sens qui se crée entre leur image et celle de l'oeuvre originale.

Ils ont ainsi pu comprendre comment l'iconographie est un véritable langage, constitué d'éléments plastiques fondamentaux empreints de signification, dès lors qu'ils sont agencés dans une image.

Leur est alors apparu l'importance capitale des détails, qu'il est nécessaire de déchiffrer, en tant que spectateur, pour la compréhension d'une oeuvre, notamment dans leur travail en histoire des arts.


Cliquer ici pour voir les productions des élèves




mercredi 29 novembre 2023

Reproduire une image : utiliser un papier calque

Utiliser du papier calque est une technique qui utilise la transparence et le transfert. Il nécessite de faire trois fois le dessin.

Si on travaille uniquement en transparence, la table lumineuse, ou la vitre de la fenêtre, peuvent être des alternatives plus rapides, mais cela ne fonctionne qu'avec des matériaux qui laissent passer la lumière.


Pour les matériaux opaques, on peut aussi utiliser du papier carbone, mais comme on ne voit pas ce que l'on fait, les erreurs, décalages et oublis sont plus fréquents.





samedi 14 octobre 2023

Voir le mouvement dans une image fixe

Comment représenter le mouvement dans une image fixe, en donner la sensation, au delà de la simple figuration ?

Les élèves de troisième se sont penchés sur la question en essayant de montrer ce que l'on voit par la vitre d'un train lancé à pleine vitesse. Déformations, flous, répétitions, décalages, disparition des formes, affadissement des couleurs, ... le paysage en est métamorphosé.



Leur expérience les a amenés à s'interroger sur les œuvres de Philippe Cognée dont certaines déclinent le thème du paysage selon cette approche du mouvement.

Leur regard, face à l'image dont le nom avait été volontairement retiré, change totalement d'interprétation, dès lors que le titre de l'oeuvre leur est donné. La relativité de la représentation figurative et de la valeur de jugement qui en découle, leur devient alors évidence : du "mal peint" "bizarre", on passe au "plus vrai" "qu'une image réelle".


Philippe COGNEE. Paysage vu d'un train. 2013. Encaustique sur panneau.


lundi 26 juin 2023

VAN 2023


Cette année, le Voyage A Nantes se décline sur le thème de la sculpture, considérée comme monument. Point de rassemblement, point de croisement, identitaire, ludique et collectif.

samedi 24 juin 2023

La plage comme support et matériaux de création

Lors de leur séjour à Saint Malo, les élèves de quatrième ont créé des pâtés de sable. Mais pas n'importe lesquels! Entre architectures et land art, l'art à la plage, c'est de l'amitié en action.


Cliquer ici pour voir les créations des élèves

De nombreux artistes utilisent également la plage comme terrain de jeux de leur imagination.

Pierre Louis Cullier, jeune artiste de la région

De nombreux concours sont organisés : 


Festival d'Ostende et d'ailleurs

Voici l'exemple de Kalvin Seibert, architecte qui construit ses châteaux éphémères sur toutes les plages du monde.

Cliquer ici pour voir d'autres architectures de K.Seibert


dimanche 22 janvier 2023

Si j'étais designer...

Une petite analyse sur la couleur dans nos intérieurs

Dans notre société de consommation, la diversité des couleurs dans notre quotidien se fait rare. Les designer sont enjoints à créer des gammes colorées qui peuvent plaire au maximum de personnes avec un seul produit, afin de diminuer les coûts de production.
Les élèves de sixième ont travaillé sur la manière dont il serait possible de donner aux objets les couleurs de l'arc en ciel, dont l'universalité ne serait pas synonyme d'uniformité et de morosité.

Cliquer sur l'image pour voir les créations des élèves


samedi 26 novembre 2022

Mon nom de star en perspective

Quand la perspective et la spatialité de la couleur sont mises au service d'un style typographique, le texte prend toute sa place dans la grande famille des éléments plastiques d'une oeuvre d'art.


Afin d'en expérimenter les effets sur la perception du spectateur, les élèves ont réalisé une pochette de disque dont ils seraient la star.

Cliquer pour voir la vidéo des travaux des élèves

La typographie est une composante essentielle dans un texte. Les graphistes sont sans cesse à la recherches de nouvelles formes de lettre et les alphabets qu'ils créent sont parfois de véritables chef d'oeuvre.


A tel point que certains artistes s'emparent de ce domaine du design afin de créer de surprenantes compositions.
Type the sky. 2007. Série de photographie de Lisa Rienerman


lundi 2 mai 2022

Paréidolie : ceci n'est pas une tache

Vous voyez des visages dans les nuages, les reflets, les ombres, les taches, les objets, les plantes, les rochers, les voitures, les architectures... ?

Rien de plus normal. C'est le phénomène de la paréidolie, c'est à dire la capacité des êtres humains à créer des images : de passer d'une forme (abstraite) à une figure (reconnaissable et nommable).



 


De nombreux artistes, de Léonard de Vinci à Dali, des peintres préhistoriques aux tagueurs de street art, s'en inspirent pour alimenter leur créativité ou en faire des jeux d'optiques, en débridant leur imagination par leur observation.

Apparition d'un visage et d'un compotier sur une plage, Salvador Dali, 1938

Cette capacité est une réminiscence d'un réflexe de survie de nourrisson, dont la vue est très peu développée, mais qui va reconnaitre un visage humain grâce à trois points disposés en triangle (deux yeux, une bouche), caractéristiques des primates, et non des gueules d'animaux prédateurs (dont les yeux sont sur les côtés et non en façade). Ils sait ainsi s'il doit se mettre à pleurer ou non, pour donner l'alarme.

Gymnastique : la culture sans claquage. Pourquoi voit on des visages partout? Vidéo Arte créative

Cliquer ici pour voir des exemples, des artistes et des activités rigolotes à faire avec les paréidolies

Les tests de Rorschach sont des taches d'encre normalisées qui permettent aux professionnels de santé psychiatrique d'évaluer cette capacité, qui fait défaut dans certains troubles mentaux.

Ici dans le clip "Crazy" réalisé par Robert Hales  en 2006, avec l'aide du designer graphiste Bryan Louie., pour l'album St. Elsewhere, de Gnarls Barkley, apparaissent, entre autre, les portraits des musiciens, au fur et à mesure de l'évolution des taches mises en scène dans un jeux de symétrie en miroir.