![]() |
Stoppt Menschenhandel. Performance du 11 décembre 2008, pour Amnesty International. Aéroport de Munich |
![]() |
| L'acrobate. Pablo Picasso. 1930. Huile sur toile,. 162x130 cm. Musée Picasso, Paris |
![]() |
| Cliquer ici pour voir les productions des élèves |
![]() |
Stoppt Menschenhandel. Performance du 11 décembre 2008, pour Amnesty International. Aéroport de Munich |
![]() |
| L'acrobate. Pablo Picasso. 1930. Huile sur toile,. 162x130 cm. Musée Picasso, Paris |
![]() |
| Cliquer ici pour voir les productions des élèves |
Les couleurs se déclinent selon leurs caractéristiques et leur matérialité (matériaux, textures, transparences...).
![]() |
| Classification des couleurs selon leurs caractéristiques |
![]() |
| Matérialité : Monochrome bleu, Yves Klein, 1955 (?) |
L'utilisation des contrastes leur procure spatialité et expressivité.
![]() |
| Contraste simultané : La raie verte. 1905. Henri Matisse |
Pour connaitre et comprendre le fonctionnement des contrastes, tels que défini par Johannes Itten dans "L'art de la couleur", 1961 :
http://ticedu.fr/downloads/couleurs/pedago/theorie/couleur/contrast/contrast.html
Pour envisager quelques implications et significations des contrastes:
https://visualdsgn.fr/apprendre-7-contrastes-de-couleurs-itten/
Selon les cultures qui les utilisent, elles sont empreintes de symbolique.
![]() |
| Le noir et blanc en BD est à considéré comme un code couleur en soi, au même titre que les couleurs du cercle chromatique. |
![]() |
| Le bois des vierges, tome 2, p. 89. Béatrice Tillier, 2011 |
Contraste entre couleurs chaudes et couleurs froides, univers aux lumières monochromes, accompagnement de la mise en espace (cadrage, perspective, angle de vue et hiérarchie des plans) : la couleur apporte une signification complémentaire à ce qui est raconté, grâce à la manière dont c'est raconté, par sa symbolique, mais également par sa spatialité et son expressivité.
Interview de Béatrice Tillier sur Actua BD :
![]() |
| Trilogie : Le bois des vierges |
Béatrice Tillier (1/2) : « Dans la composition de ma planche, la couleur est indissociable du dessin »
https://www.actuabd.com/Beatrice-Tillier-1-2-Dans-la
https://www.actuabd.com/Jean-Dufaux-Beatrice-Tillier-2-2
Et pour aller plus loin et voir le travail de mise en couleur en vidéo (consulter aussi les autres vidéo de la playlist) :
Compte you tube de l'artiste :
https://www.youtube.com/channel/UCQ6SIjOhyvc5fcma_ao7RHg
Pour en savoir plus sur l'artiste, consulter son site :
https://beatricetillier.blogspot.com/
![]() |
| Détail de la couverture de La Fièvre d'Urbicande de Benoît Peeters, François Schuiten, et Jack Durieux |
Les deux auteurs, Benoit Peeters et François Schuiten, voulaient que leur BD soit en couleurs mais ce fut impossible pour la première parution. Des essais avaient été réalisés en 1983 : les couleurs étaient tranchées et plutôt dans les tons rouges. La version d’aujourd’hui est teintée de rose. On a demandé pourquoi au coloriste formé au graphisme à la célèbre école belge Saint-Luc.
![]() |
| Essais de colorisation de 1983 |
Jack Durieux : "Colorier une bande dessinée, même si on a le dessin, c’est comme si on partait d’une feuille blanche. Tout est à faire pour donner une ambiance. Je ne saurais pas expliquer pourquoi ce choix de couleurs. Il s’est imposé à moi, c’est très intime.
Benoît Peeters et François Schuiten m’ont donné carte blanche. Cet album est en partie inspiré par l’art déco. J’ai regardé des photos des expositions universelles, et de l’architecture d’Helsinki qui utilise beaucoup de granit rose. La star de l’album étant en grand partie l’architecture de la ville d’Urbicande, l’album risquait d’être triste si je la teintais de gris. J’ai donc pensé au gris rosé de telle sorte que lorsque le soleil tape sur les façades, ce soit assez lumineux".
"J’espère que la couleur qui donne de la vie apporte une nouvelle lecture de l’album. La version en noir et blanc est plus 'expressionniste' : on est dans la composition pure de cases et de planches.
Tandis que lorsqu’on passe la bande dessinée en couleur, on est davantage dans une narration "réaliste", et même une narration d’images.
On peut travailler sur les avant-plans, sur les arrières plans et sur les profondeurs de champ. On est proche du langage de la photographie ou du cinéma.
Avec cette démarche, on espère bien sûr conquérir un public plus jeune, et même reconquérir le public de l’époque de la sortie de La Fièvre d’Urbicande".
![]() |
| Colorisation de 2020 à partir de la version noir et blanc de 1983 |
"A la tablette graphique, on commence par diminuer la définition de la planche en noir et blanc. On copie ce calque que l’on colorie en gris pour créer un gris de soutien. On crée un nouveau calque avec le texte par exemple. La mise en couleur se fait sur un calque indépendant en dessous. On sélectionne et on détoure chaque partie que l’on veut colorier. Il faut penser l’ensemble : on travaille la case puis celle d’à côté, puis on pense à l’ensemble de la planche, puis la double page par rapport à l’ensemble de l’album. Puis comme je viens de l’expliquer, on travaille sur le trait pour atténuer.
Le but ultime de ce travail est le livre imprimé. La vibration dans la couleur apparait vraiment à ce moment-là. Une alchimie se fait entre l’encre, la couleur et la fibre du papier. C’est là que le travail prend vie. On a dû rehausser les couleurs pour l’impression car le papier munken et la machine à imprimer à UV les écrasent".
![]() |
| Case de La Fièvre d'Urbicande de Benoit Peeters, François Schuiten et Jack Durieux |
La Fièvre d'Urbicande de Benoît Peeters, François Schuiten et Jack Durieux est parue chez Casterman
Spatialité de la couleur, mise en perspective, mise en volume par les jeux d'ombre et de lumière, leur ont permis de donner à leur typographie la première place dans leur image.
Ces techniques sont souvent utilisées pour la mise en valeur des noms dans une image, en créant une distance visuelle entre le fond et la forme écrite.
| Cliquer ici pour voir les productions des élèves |
Art'bracadabra : une série de vidéo pour résumer l'histoire des éléments plastiques dans leur vie de famille...
| Par Raphael Garnier, pour le Centre Pompidou |
A partir de quel moment, formes, lignes et couleurs deviennent elles figurative? Comment des éléments plastiques passent ils, dans l'oeil du spectateur et du créateur, de taches de peinture, à figures nommables?
C'est l'expérience à laquelle se sont amusés les élèves de cinquième en détruisant leur image figurative initiale jusqu'à ce que l'oeuvre modèle ne soit plus qu'une vague référence, affranchie de la fidélité mimétique à sa réalité visuelle.
![]() |
| Cliquer ici pour voir les productions artistiques des élèves |
Ils ont ainsi pu appréhender la déconstruction comme moyen technique et plastique, tout comme Kandinsky, qui ose la première aquarelle abstraite, après avoir vu un de ses tableaux à l'envers, incapable d'y voir un sujet précis, dans une période où sa peinture était encore figurative avec des silhouettes identifiables, mais qui évoluent dans un univers de taches colorées.
![]() |
| Vassily Kandinsky. Improvisation V - parc. 1911. Huile sur toile. MNAM, Paris |
![]() |
| Vassily Kandinsky. Sans titre. 1913 (antidatée 1910) Aquarelle sur papier. MNAM, Paris Première oeuvre abstraite de l'histoire de l'art |
Le système à synthèse soustractive sur lequel on se base ici est celui de la peinture et de l’imprimerie. Elles utilisent des colorants qui absorbent une partie de la lumière et donc la « soustraient » à l’œil.
La lumière blanche du soleil qui traverse des gouttes d’eau (prisme) est décomposée en arc-en-ciel. La lumière solaire blanche contient toutes les couleurs.
Le noir et le blanc ne font pas partie du cercle chromatique.
Le noir, c’est l’absence de lumière et donc de couleurs. Le
blanc, c’est l’association de toutes les longueurs d'onde du spectre visible et donc de toutes les couleurs. Ceci s'applique quand la couleur est lumière, mais pas lorsque la couleur est matière (peinture, encre ...etc...).
Les caractéristiques des couleurs
Les teintes
On peut les ranger dans l'ordre du cercle chromatique.
Couleurs primaires (3) = Jaune – Rouge (magenta) – Bleu (cyan)
Couleurs de base ne pouvant être obtenues par d’autres couleurs. C’est à partir d’elles que l’on forme toutes les autres couleurs.
Couleurs secondaires (3) = Orange – Vert – Violet
Couleurs obtenues par le mélange de 2 couleurs primaires à parts égales.
Rouge + Jaune = Orange
Jaune + Bleu = Vert
Bleu + Rouge = Violet
Couleurs tertiaires ou intermédiaires (6) = Jaune orangé, Rouge orangé, Rouge violacé, Violet bleuté, Vert bleuté, Jaune verdâtre
Couleurs obtenues par le mélange d’1 couleur primaire avec 1 couleur secondaire à parts égales et consécutives sur le cercle chromatique.
Rouge + Violet = Rouge violacé
Violet + Bleu = Violet bleuté
Bleu + Vert = Vert bleuté
Vert + Jaune = Jaune verdâtre
Jaune + Orange = Jaune orangé
Orange + Rouge = Rouge orangé
Couleurs complémentaires
Deux couleurs diamétralement opposées sur le cercle chromatique sont complémentaires entre elles. Ce sont des couleurs qui s’accordent harmonieusement car elles réalisent un équilibre complet pour l’œil. Elles se mettent en valeur l’une et l’autre. Mélangées, les deux couleurs donnent un gris (gris coloré). Chaque couleur a sa complémentaire. Voici 3 exemples :
La luminosité (clair/sombre)
C’est le degré de clarté appelé aussi valeur. On peut l’évaluer avec une gamme de gris.
Le blanc et le noir sont placés aux extrémités de l’échelle de luminosité. Entre les deux, on trouve toutes les nuances de gris.
La luminosité s’évalue aussi entre plusieurs couleurs pures. Le jaune est la plus lumineuse de toutes. Viennent ensuite dans l’ordre, l’orange, le rouge, le vert, le bleu et le violet.
La saturation
C’est le degré de pureté (vif/terne) d’une teinte. La couleur la plus pure est celle qui se rapproche le plus de celle produite par un prisme. Elle ne contient ni blanc ni noir. Elle n’est pas non plus diluée. La couleur pure ou vive ne contient aucun mélange (elle est saturée de sa propre couleur).
Si on ajoute du blanc à une couleur pure, on « éclaircit » la couleur : on obtient un ton « dégradé ».
Si on ajoute du noir à une couleur pure, on « obscurcit » la couleur : on obtient un ton « rabattu ».
Si on ajoute sa complémentaire, on « ternit » la couleur : on obtient un ton « rompu ».
On remarque que si la clarté diminue, le degré de saturation aussi.
La température psychologique (chaud/froid)
La sensation du chaud et du froid devant la couleur existe bel et bien. Des études médicales l’ont d’ailleurs prouvé. Pour ne pas entrer dans des débats sur la question, on retiendra ici qu’il s’agit d’une sensation psychologique.
Ex : on a l’impression d’avoir plus chaud dans une pièce aux murs orange que dans une pièce aux murs bleus qui, elle, dégage une impression de fraîcheur.
Sur le cercle chromatique, elles sont opposées.
Les couleurs froides sont à base de bleu. Les couleurs chaudes sont à base de jaune.
Ainsi nous pouvons donc penser que le bleu est une couleur froide et le jaune une couleur chaude.
Mais
ce
n’est pas aussi simple, car c'est une notion relative : si on compare
deux bleus, l'un sera plus chaud ou plus froid que l'autre.
Exemples :
Comment donner du sens à une image, faire en sorte que le spectateur comprenne bien ce que l'ont veut dire ou raconter?
Afin de mieux appréhender cette question, les élèves de 5eme ont transformé certains détails d'oeuvres d'art de référence, afin de pouvoir constater l'écart de sens qui se crée entre leur image et celle de l'oeuvre originale.
Ils ont ainsi pu comprendre comment l'iconographie est un véritable langage, constitué d'éléments plastiques fondamentaux empreints de signification, dès lors qu'ils sont agencés dans une image.
Leur est alors apparu l'importance capitale des détails, qu'il est nécessaire de déchiffrer, en tant que spectateur, pour la compréhension d'une oeuvre, notamment dans leur travail en histoire des arts.
| Cliquer ici pour voir les productions des élèves |
Utiliser du papier calque est une technique qui utilise la transparence et le transfert. Il nécessite de faire trois fois le dessin.
Si on travaille uniquement en transparence, la table lumineuse, ou la vitre de la fenêtre, peuvent être des alternatives plus rapides, mais cela ne fonctionne qu'avec des matériaux qui laissent passer la lumière.
Pour les matériaux opaques, on peut aussi utiliser du papier carbone, mais comme on ne voit pas ce que l'on fait, les erreurs, décalages et oublis sont plus fréquents.
Comment représenter le mouvement dans une image fixe, en donner la sensation, au delà de la simple figuration ?
Les élèves de troisième se sont penchés sur la question en essayant de montrer ce que l'on voit par la vitre d'un train lancé à pleine vitesse. Déformations, flous, répétitions, décalages, disparition des formes, affadissement des couleurs, ... le paysage en est métamorphosé.
Leur expérience les a amenés à s'interroger sur les œuvres de Philippe Cognée dont certaines déclinent le thème du paysage selon cette approche du mouvement.
Leur regard, face à l'image dont le nom avait été volontairement retiré, change totalement d'interprétation, dès lors que le titre de l'oeuvre leur est donné. La relativité de la représentation figurative et de la valeur de jugement qui en découle, leur devient alors évidence : du "mal peint" "bizarre", on passe au "plus vrai" "qu'une image réelle".
![]() |
| Philippe COGNEE. Paysage vu d'un train. 2013. Encaustique sur panneau. |
Lors de leur séjour à Saint Malo, les élèves de quatrième ont créé des pâtés de sable. Mais pas n'importe lesquels! Entre architectures et land art, l'art à la plage, c'est de l'amitié en action.
![]() |
| Cliquer ici pour voir les créations des élèves |
De nombreux artistes utilisent également la plage comme terrain de jeux de leur imagination.
De nombreux concours sont organisés :
Voici l'exemple de Kalvin Seibert, architecte qui construit ses châteaux éphémères sur toutes les plages du monde.
![]() |
| Cliquer ici pour voir d'autres architectures de K.Seibert |
Quand la perspective et la spatialité de la couleur sont mises au service d'un style typographique, le texte prend toute sa place dans la grande famille des éléments plastiques d'une oeuvre d'art.
Afin d'en expérimenter les effets sur la perception du spectateur, les élèves ont réalisé une pochette de disque dont ils seraient la star.
![]() |
| Cliquer pour voir la vidéo des travaux des élèves |
Vous voyez des visages dans les nuages, les reflets, les ombres, les taches, les objets, les plantes, les rochers, les voitures, les architectures... ?
Rien de plus normal. C'est le phénomène de la paréidolie, c'est à dire la capacité des êtres humains à créer des images : de passer d'une forme (abstraite) à une figure (reconnaissable et nommable).

![]() |
| Gymnastique : la culture sans claquage. Pourquoi voit on des visages partout? Vidéo Arte créative |
| Cliquer ici pour voir des exemples, des artistes et des activités rigolotes à faire avec les paréidolies |
Les tests de Rorschach sont des taches d'encre normalisées qui permettent aux professionnels de santé psychiatrique d'évaluer cette capacité, qui fait défaut dans certains troubles mentaux.
Ici dans le clip "Crazy" réalisé par Robert Hales en 2006, avec l'aide du designer graphiste Bryan Louie., pour l'album St. Elsewhere, de Gnarls Barkley, apparaissent, entre autre, les portraits des musiciens, au fur et à mesure de l'évolution des taches mises en scène dans un jeux de symétrie en miroir.